dimanche 23 novembre 2008

Conférence du 18 Novembre à L'IUFM de Grenoble avec Philippe Meirieu

Verni Claire

PE 1 F

IUFM de Grenoble

BILAN DE LA CONFERENCE

AVEC PHILIPPE MEIRIEU

du 18 Novembre 2008

à l'IUFM de Grenoble

Présentation de la conférence :

La conférence qui a eu lieu dans l'amphithéatre de l'IUFM de Grenoble en compagnie de Philippe Meirieu a retracé tous les problèmes soulevés par les réformes actuelles de l'Education nationale.

Les principaux thèmes abordés ont été:

Ø Le RASED (Réseau d'Aide Spécialisé aux Elèves en Difficultés)

Ø La formation à l'IUFM

Ø Les nouveaux programmes de 2008

Ø L'EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire)

Ø L'école maternelle

Ø La base élèves

Ø L'évaluation des enseignants en fonction des résultats des élèves

Ø La baisse du niveau orthographique

Ø La carte scolaire

Ø L'organisation de la semaine scolaire

Lors de cette conférence, plusieurs intervenants ont d'abord pris la parole dont la directrice du SNUipp, le directeur de l'IUFM de Grenoble, une enseignante d'école maternelle, un directeur d'école primaire, une enseignante maître G en RASED, un enseignant à le retraite, des membres du SNUipp.

Chacun a exprimé son opinion sur un des dysfonctionnements actuels de l'éducation nationale et par la suite, Philippe Meirieu a donné son opinion sur chacun de ces thèmes dans la deuxième partie de la soirée.

1) Le RASED

Le témoignage de l'enseignante maître G en RASED :

Le RASED accompagne des élèves en difficultés pour qu'ils arrivent à acquérir « un statut d'élève ».

Elle a choisi de raconter sa journée pour montrer l'utilité de ce réseau et que les nombres de postes en RASED ne doivent pas être diminués.

Descriptif de sa journée :

8h : rencontre avec des parents d'élèves

8h/11h30 : Travail en petits groupes avec les moyens sections de l'école maternelle, puis avec les CE2

11h30 : Rencontre avec une enseignante

Elle montre la nécessité de travailler ensemble, de discuter au sein de l'équipe pédagogique à propos de certains élèves. Cependant aucun moment dans l'emploi du temps de la semaine n'est prévu à cet effet.

13h30/16h30 : Travail petits groupes

17h : Travail spécifique avec un enfant très agressif qui a un mauvais comportement en classe

Puis réunion avec ses parents et les partenaires de cet enfant pour voir comment on peut faire pour l'aider.

2) La formation à l'IUFM

Le témoignage du directeur de l'IUFM de Grenoble :

La réforme de la formation des enseignants a débuté, elle prévoit la formation et le recrutement de tous les enseignants au niveau BAC+5.

Lorsque l'on se rend dans les Universités et que l'on regarde les cahiers des charges, on constate que peu de choses y figurent. La professionnalisation des enseignants se retrouve peu explicitée et peu présente, alors que celle-ci s'avère plus que nécessaire.

L'objectif réel, caché par le Gouvernement, de ces réformes est la diminution du budget de l'Education nationale.

On peut même penser que l'objectif est, en changeant les modes de recrutement des enseignants, de détruire l'école publique et de laisser la place à l'enseignement privé.

3) Les nouveaux programmes de 2008

Témoignage d'un membre du SNUipp :

Ces nouveaux programmes nient tous les travaux actuels des pédagogues. Ils placent les exercices et le par cœur avant tout. Il devient plus complexe de mener un enfant dans les apprentissages.

Mais quels enfants voulons-nous former et pour quelle société ?

4) L'EPEP

Témoignage d'un membre du SNUipp :

Les grandes lignes de ce dispositif sont :

- Le regroupement des écoles, le nombre n'étant pas limité

La conséquence est la fermeture de classes et d'écoles à long terme.

- Cela impose un changement de statut : l'école acquiert un statut juridique

- L'établissement est dirigé par un conseil d'administration

- Le directeur de l'EPEP a des pouvoirs importants pour faire appliquer les décisions du CA

- Le conseil d'école et le conseil des maîtres sont remplacés par le conseil pédagogique et le conseil d'administration.

Cette loi sera promulguée en Janvier 2009 et prendra effet en septembre 2009.

5) L'école maternelle

Le témoignage d'une enseignante en école maternelle :

C'est une école, il faut le dire aux parents. Le ministre de l'Education nationale n'a pas fait passer les programmes de l'école maternelle aux parents, seulement ceux de l'école élémentaire. Les enseignants se sont toujours battus pour que le nombre d'enfants par classe à l'école maternelle ne dépasse pas les 25, alors qu'à l'heure actuelle, on en trouve avec 32 élèves.

Il faut préciser que l'école maternelle ne nuit pas aux enfants, c'est ce que certains ont l'air de penser à l'heure actuelle. A la place des écoles maternelles, ils veulent ouvrir des jardins d'éveils. Il s'agit d'une structure payante. Il y aura ainsi une perte d'égalité entre les enfants.

De plus, il ne faut pas confondre la Moyenne Section (MS) et la Très Petite Section (TPS) : certaines CAF ont déjà préparé les collectivités à accueillir les ¾ ans dans ce genre de structure.

Le témoignage de Philippe Meirieu :

A la maternelle, on enseigne des savoirs nécessaires au développement de l'enfant.

6) La base élèves

Témoignage d'un directeur d'école :

Je m'oppose à la base élève, il s'agit d'une objection de conscience : je ne veux pas renseigner l'Etat. La formation base-élève trahit les parents.

Les sanctions pour les enseignants qui n'appliquent pas la base élève sont : le retrait de salaire, le retrait de statut de directeur des écoles et le changement immédiat d'école.

Je désobéis à l'Etat pour l'intérêt des élèves.

Le témoignage de Philippe Meirieu :

Les évaluations des élèves sont en fait un outil de contrôle. Les élèves sont suivis à la trace.

7) La baisse du niveau orthographique

Le témoignage de Philippe Meirieu :

La baisse du niveau orthographique pour tous est un constat préoccupant. Il s'agit de l'orthographe grammaticale, celle qui n'est pas liée à l'école, mais au rapport que nous entretenons dans la société avec la norme écrite. Il faut valoriser l'expression écrite.

Certains pédagogues s'obstinent sur l'écrit (OCCE, Célestin Freinet).

L'école a mieux résisté sur l'écrit que le reste de la société. Il est ainsi injuste de désigner une instance coupable à l'école. De plus, on ignore le nouveau contexte qui se développe sous nos yeux : la capacité d'attention des enfants à l'heure actuelle est de 3 à 4 minutes consécutives. Les enfants sont déstructurés dans les classes, ne supportent plus d'attendre. Ils sont excités, fatigués psychologiquement le matin. Il est donc dur de les faire travailler longtemps sur quelque chose.

Luc Ferry (psychologue français et ancien professeur de philosophie) pense qu'il faut d'abord faire travailler les enfants sous la contrainte, pour qu'ils choisissent ensuite sur quoi ils veulent travailler. L'intérêt de l'élève viendra plus tard.

Il faut « mobiliser » les élèves sur leur travail (mieux que le terme « motivation »).

8) La carte scolaire

Le témoignage de Philippe Meirieu :

On aurait pu la refonder, la modifier plutôt que de la supprimer.

9) L'organisation de la semaine scolaire

Les problèmes rencontrés :

- Certains directeurs d'école n'ont pas de demi-journée de décharge pour assumer leurs différentes fonctions.

- La nouvelle organisation de la semaine nie les constats des chronobiologistes, on va à l'encontre depuis septembre.

- Les aides individualisées doivent avoir lieu dans un cadre collectif aussi. Il ne faut pas faire toujours revenir des enfants après la classe.

Le témoignage de Philippe Meirieu :

Le fait de supprimer le samedi matin modifie l'équilibre des enfants. Cette modification n'améliore pas les relations écoles–familles. En effet, je pense que le samedi matin devrait être un moment privilégié pour expliquer aux parents ce qui se passe dans l'école.


CONCLUSION de Philippe Meirieu:

Il se met en place une logique de remise en cause du service public d'éducation (idée du 18ème siècle). Celle-ci introduit la concurrence et entraîne la montée de la privatisation et technocratisation de l'école.

Quelles stratégies mettre en œuvre ?

Les propositions de Philippe Meirieu :

ü Ne pas abandonner le combat et l'investissement dans la pédagogie

ü Développer un travail fort en direction des familles

La loi de 2005 donne satisfaction à tous : les parents peuvent se plaindre de la pédagogie d'un enseignant. Il faut accueillir les parents, les familles, leur expliquer la pédagogie, renforcer les liens.

ü La professionnalisation a besoin de se renforcer en dépit des attaques actuelles.

Est-ce que l'on confirait notre santé à un médecin qui est sorti de la scolarité depuis 30 ans ? Comment confier ses enfants aux professeurs sans formation ?

Pourquoi l'alternance des professeurs est-elle supprimée ?

ü Il faut réfléchir ensemble à l'avenir du service public d'enseignement et des services publics.

Deux cas possibles : autoritarisme ou libéralisme

Si on ne réfléchie pas, on laisse l'idée que le libéralisme peut marcher, cela entraînera des dégâts comme dans l'économie.

On ne peut pas le laisser dériver vers l'obligation des résultats au cœur du dispositif car nous ne fabriquons pas des objets. Les résultats sont seulement des indicateurs du développement de la personne accompagnée.

Cela incite à écarter ou à ne pas traiter les élèves en difficultés en délaissant ceux en échec.

En conclusion, il ne faut pas se laisser impressionner par ceux qui brandissent d'obligation de réserve (qui a des bases ténues).

Le premier principe est l'accès de tous à l'éducation républicaine et laïque.

Revendiquons la liberté pédagogique !

vendredi 14 novembre 2008

Comment fait-on des mathématiques dans une classe Freinet ?

Comment fait-on des mathématiques dans une classe Freinet ?

Dominique Lahanier-Reuter (p35 Cahiers pédagogiques n°466,oct. 2008)


Le but de ce dispositif (nommé « recherches mathématiques ») est que les élèves soient les « véritables auteurs » de leurs travaux tout en s'assurant qu'ils « font » vraiment des mathématiques.

Pendant plusieurs semaines, les enfants travaillent seuls à des recherches élaborées et menées avec l'aide du maître. Donc, contrairement à ce qui caractérise d'habitude le travail des élèves en mathématiques, personne ici ne fait la même chose en même temps.

Beaucoup d'élèves doivent (avec l'aide du maître) commencer par transformer leur question initiale pour que celle-ci s'intègre réellement dans une démarche scientifique et mérite que l'on s'y intéresse pendant plusieurs semaines.

Puis, les activités vont devoir obéir à certaines règles inhérentes à la connaissance mathématique : la régularité, les répétitions, l'extension des productions : par exemple, « tu l'as trouvé pour 3 rosaces, fais le pour 12, est-ce que tu pourrais le faire pour 120 ? ». C'est en identifiant des actions élémentaires et en explorant systématiquement leurs compositions que les élèves s'inscrivent dans une réelle démarche scientifique.

D'autres éléments sont essentiels au bon déroulement de ce dispositif :

  • contrôle du maître de l'obéissance aux règlements

  • inscription des activités dans un temps long pour permettre des retours et des extensions

  • constitution progressive de la mémoire de la classe

  • valorisation des travaux des élèves par des affichages par exemple, ceci leur confère un statut social lisible et contribue à l'inscription des parcours des élèves dans la discipline scolaire.

On peut remarquer que la plupart des élèves conçoivent leurs thèmes de recherche dans l'espace de la classe donc ils conçoivent les mathématiques comme des activités scolaires. D'autres, moins nombreux, s'emparent d'objets extrascolaires comme des outils de bricolage et portent dessus un regard mathématique. On s'aperçoit également que les enfants attribuent une valeur à leur production selon des critères variant d'un élève à l'autre : cela peut être pour la beauté, l'envie des autres élèves ou encore la nouveauté et l'intérêt des objets explorés.

Un tel dispositif a des effets « mathématiques » mais aussi sociaux, scolaires, affectifs etc. De plus, partir de questions élaborées par les élèves seuls fait surgir de l'ignorance qui est « recevable » par l'enfant et est essentielle pour les apprentissages en mathématiques.


Maryline Busi

mercredi 12 novembre 2008

Fête de la Science en Isère du 14 au 23 /11

Du 14 au 23 novembre aura lieu la Fête de la Science 2008.

Durant cette fête, des laboratoires et des sites industriels et technologiques seront ouverts au public qui pourra, dans certains cas, mettre la "main à la pâte". Des rencontres entre chercheurs et citoyens seront possibles aux différents "villages des sciences" installés dans l'agglomération grenobloise (place Victor Hugo, place Louis Néel, Polygone Scientifique, et campus universitaire) et en Isère sous forme d'expositions, de démonstrations, expérimentations, jeux,... accompagnés de discussions.

Ce rapprochement entre la communauté scientifique et technico-industrielle et les citoyens est plus qu'une simple opération de vulgarisation scientifique. En effet les découvertes scientifiques et leurs applications techniques transforment notre vie quotidienne, non sans conséquences. Les choix d'application d'une nouvelle technologie et ses modalités d'emploi sont un enjeu démocratique essentiel, et reposent sur chaque citoyen qui doit pouvoir s'exprimer en connaissance de cause. La Fête de la Science n'est donc pas qu'une invitation à connaître et comprendre des faits scientifiques et techniques sur un mode plutôt ludique. C'est aussi une invitation à s'interroger sur le "qui", le "pourquoi", le "comment", le "où" de la recherche, mais surtout sur les conséquences de ses applications. La Fête accueille ainsi des conférences, des débats, "cafés des sciences", et autres tables rondes en collaboration avec des mouvements tels que L'Observatoire Zététique (démarche scientifique), l'atelier des sciences sociales de l'UPMF, le café Sciences et Citoyens, le forum Sciences et Démocratie.

Je souhaiterais porter votre attention sur le fait que les organisateurs de la Fête de la Science ont veillé à ce que certaines visites et animations soient tout particulièrement destinées aux jeunes générations, donc aux scolaires.

On remarquera la participation de l'association Les Petits Débrouillards, qui à l'aide de sa Débrouillothèque, permet aux enfants de la maternelle au collège d'accroître leur culture scientifique, leur curiosité, et d'aiguiser leur esprit critique.

D'une manière générale, la Fête s'adressant à tous les publics, surtout les non avertis ou peu "tournés" vers les sciences, elle voit aussi la participation de médiathèques, d'artistes, d'associations du patrimoine architectural et historique, de musées, de MJC, etc. afin d'amener le plus grand nombre à s'intéresser à la question.

Coordonnée au niveau national par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, cette Fête de la Science est organisée au niveau régional et départemental par le réseau des CCSTI (Centres de Culture Scientifique Technique et Industrielle), dont celui de Grenoble (La Casemate) est l'un des plus anciens. Le CCSTI gère entre autres la diffusion du programme de la Fête, disponible sur ce lien.

Des programmes imprimés sont disponibles à l'accueil de l'IUFM.

Par ailleurs, le CCSTI destine une bonne partie de ses actions au public scolaire. Des visites guidées, des expositions et des animations sont organisées en fonction de l'âge des enfants. Certains animateurs se déplacent même dans les écoles, grâce au "camion des sciences". Le CCSTI, comme les Petits Débrouillards, met de nombreux matériels pédagogiques à la disposition des enseignants.

Enfin je vous renvoie à un article du Dauphiné Libéré qui dévoile les temps forts de cette manifestation.

Bonne Fête de la Science, et qui sait, à samedi matin sur le sentier géologique de la Bastille, ou samedi soir pour une traversée nocturne de Grenoble avec l'Institut de Géographie Alpine?

Violaine (PE1 F)

jeudi 6 novembre 2008

Les voies multiples de la pédagogie

Bonjour, vous pourrez trouver ci-joint une fiche de lecture qui pourra vous éclairez sur les différents modes de transmission.
Bonne lecture, les critiques sont ouvertes et bienvenues
Merci
Vallantin laurent


LES VOIES MULTIPLES DE LA PEDAGOGIE

AUTEUR : Meirieu 2003

THEME : Rapport entre transmission et appropriation

INTRODUCTION : il y a aujourd'hui une redécouverte de la fonction de transmission.

Clivage entre ceux qui pensent que la transmission se décrète et ceux qui pensent qu'elle ne se décrète pas. Meirieu pense que cette transmission ne se décrète pas, elle s'élabore, elle se construit dans des relations. Ce qui induit la question suivante : « Comment et par quels moyens transmettre ? »

I Quels paradigmes pour penser la transmission ?

1) Le paradigme mimétique : important dans toute

une série d'apprentissage

2) Le paradigme humaniste : « il suffit d'élever que niveau de culture d'un individu pour le rendre apte à une activité professionnelle »

3) Le paradigme béhavioriste : identifier les tâches à accomplir et organiser un système de formation pour acquérir de manière spécialisée les compétences techniques pour les effectuer.

4) Le paradigme constructivisme : consiste à traiter la formation en terme de résolution de problèmes professionnels

5) Le paradigme anthropologique : renvoi à la question du sens, du projet de la prise sur le monde que représente une profession et qui ne s'acquiert que par l'entrée dans le registre symbolique, par l'appréhension du caractère irréductible d'un métier à l'ensemble des compétences nécessaire pour l'exercer

Précisons que chacun de ces paradigmes est à la fois d'actualité et insuffisant.

II Mise en tension des différents paradigmes

« Le mimétisme identificatoire » comme le nomme René Girard, est très largement fondateur des comportements les plus archaïques et les plus pérennes de l'espèce humaine. Certes l'évolution est la continuité nécessaire mais c'est le changement et l'adaptation.

Seul le mimétisme = immobilisme, éternelle, répétition… le contraire même du développement.

Si le mimétisme réussit alors l'apprenant = formateur → rivalité

Donc il faut qu'il soit doublé par une « appropriation » pour faire de l'individu un être unique et original, un acquis qui lui permet « d'être un vecteur de développement de l'humain »

Le paradigme humaniste, illustrer par Rousseau dans l'Emile « Que voulez-vous faire de ce jeune homme…la seule chose que je veux former chez lui, c'est sa capacité à être homme » Corrélation mais pas nécessairement une causalité entre le niveau de culture générale et « d'occuper toutes les places »

Ce paradigme humaniste reste un principe fondateur et justifie l'existence de l'école obligatoire et l'effort pour élever le niveau global de qualification.

Idée encore fortement répandue que « la culture fait l'homme »

« Pourtant le niveau de culture ne garantit pas la rigueur morale »(génocide)

Ce modèle garantit-il l'efficacité professionnelle ? Pas si sur.

Entre tâche de pure exécution et politique se développent des professions demandant des compétences techniques, apprises séparant et mises en relation.

Le paradigme béhavioriste = référentiel qui guide utilement l'action du formateur : à savoir identifier les savoirs

Les savoirs-faire requis dans chaque profession.

Mais ce paradigme constitue une réduction intolérable, car un métier n'est jamais que la somme des compétences nécessaire pour l'exercer. C'est aussi se placer dans une « posture particulière », avoir une « prise sur le monde »

Exemple u prof : passionner ses élèves.

Cette limite explique sans doute le succès du modèle suivant.

Le paradigme constructiviste apparu dans la mouvance de la psychologie piagétienne, renvoi à l'idée « de la construction des savoirs », dans une démarche de résolution de problème. Cette construction se fait selon les processus « d'assimilation et d'accommodation » (Piaget)

En opposition au béhaviorisme, ce modèle est très difficile à opérationnaliser et à évaluer donc très peut utiliser. En revanche si on poussait ce constructivisme piagétien, nous arriverions toujours sur une situation paradoxale, comme si quelque chose, un reste échappait à cette rationalisation.

On en convient donc « qu'un système formatif n'est pas réductible à sa perfection technique »

Il semble donc toute réduction technique de l'acte de transmission à un ensemble de dispositifs rate son but, s'il n y a pas présence d'une dimension nommé « anthropologique ou symbolique »

III Quels principes peut-on utiliser pour penser la transmission ?

1) Reconnaître la validité de chacun des paradigmes mais, aussi et simultanément, l'insuffisance de chacun d'entre eux.

Pour qu'un système de formation soit efficace, il faut que les cinq paradigmes soient présents articulés et finalisés pour être mis en cohérence.

Exemple du prof :

- Prisonnier de ce qu'on a vu en tant qu'élève, on peut imiter consciemment de l'acte.

- Niveau de culture de général dans différents domaines

- Identifier les différentes tâches, maîtriser ses routines

- Analyser des situations complexes pour inventer des modèles nouveaux

- Se placer dans perspective culturelle, celle de la transmission trans-générationnelle, mais aussi politique et philosophique.

« Permettre à chacun d'oser penser par soi- même » Lumières

2) Reconnaître, dans tout acte de formation, l'existence d'une dimension éthique* (morale) :

« C'est une relation où les personnes sont liées par une intrigue que le savoir ne saurait ni épuiser ni démêler ».

Enjeu de l'éthique : quand un formateur travaille, au sein de cadres contraints et sur des programmes imposés, à l'émergence de la liberté d'apprendre chez les formés.

Contradictions fondatrices qui structurent l'acte de formation :

- Entre le principe de finalisation( apprend plus qu'on motivé) et le principe de formalisation (apprend plus si choses structurées) :

Apprendre, c'est renoncer à l'efficacité immédiate, perdre du temps…donc pas très motivant. L'homme voudrait tout savoir sans jamais rien avoir appris. Donc sa motivation l'éloigne de l'apprentissage.

Cette contradiction peut être gérer par « l'expert », qui va saisir rapidement les indices pour déplacer le curseur entre : la motivation, la progressivité, acquisition, en mobilisation, production, apprentissages ou finalisation…

« L'expert est dans le détail », concrètement c'est parfois quelques minutes d'interruption, un support, une question, un exercice…Ce sont de minuscules prises de décision.

Le modèle théorique n'est rien d'autre qu'un « grossissement » de la prise de décision, une sorte de « dramatisation » théorique. La formation des formateurs consiste à faire des allers-retours entre les modèles théoriques et les micro-décisions.

Les principaux objet de cette dramatisation théorique sont par exemple :

- tension entre objectifs généraux nécessaire pour finaliser l'activité mais difficilement évaluable et compétences techniques à caractère réducteur.

- Tension entre indicateurs = hypothèses et les critères plus observables mais n'évaluent que des compétences techniques.

- Tension entre l'imitation nécessaire et le dévoiement indispensable

- Tension entre progressions personnelles autonomes et étayages didactiques organisés

Se pose donc la question essentielle de la personnalisation :

Si je veux personnaliser les parcours de formation, il faut que « je prenne les gens comme ils sont », que je m'adapte mais je ne doit les enfermer dans ce qu'ils sont

Nous sommes ici dans la recherche du « geste juste »

Prendre en compte : l'être, son avenir, l'enfermement…

Il n'existe pas de véritable « professionnalisation », donc la qualité d'un système de formation est toujours proportionnelle à sa capacité à travailler sur ces contradictions.

IV Quel modèle pour une transmission conforme à cette exigence ?

Modèle Ternaire : Articulation de ces trois verbes :

LIER : Transmission normalisation

DELIER : Transmission subversion

RELIER : Transmission universalisation

1) Lier : C'est enseigner, arracher des individus à l'ignorance,

Donc dénivellation = un formateur et des formés.

Donc conflit socio-cognitif = appropriation cognitive de ce qui vient de l'ext.

2) Délier : Pas de transmission sans réflexion critique sur la transmission elle-même.

Donc émancipation = capacité du sujet à penser par lui-même ; l'école = « lieu où la vérité d'une parole n'est pas relative au statut de celui qui l'énonce »

Donc temps métacognitif = réflexion critique sur la situation matérielle de la transmission. ( outils, nature, mode de regroupement)

3) Relier : Sans universalité = révolte individuelle, isolement…Il faut pouvoir se délier pour se relier ensuite librement aux autres.

« La transmission n'est que « reliance » entre le l'intime et l'universel » Edgard Morin.

Transmission : Rencontre entre du SAVOIR et SUJET

Rencontre entre du SAVOIR universel et SUJET singulier

« Je peux donc construire les conditions pour que cet événement (rencontre) survienne, mais je ne peux pas être garanti à l'avance qu'il va survenir et qu'il sera réussi…Ainsi l'éthique de la transmission humaine est-elle, avant tout, reconnaissance de sa fragilité »

V Conclusion :

La transmission peut et doit se faire tout au long de la vie, et doit être la mission globale d'une société, génératrice de lien social entre les générations.

VI Limites et critiques : elles sont ouvertes

Cette volonté d'une telle transmission ne relève t-elle pas de l'utopie ? On peut également voir que cette transmission a toujours était plus ou moins présente (le feu…), ou absente (guerre)

samedi 1 novembre 2008

Position de Hubert Montagner sur les nouveaux horaires et programmes 2008

Hubert Montagner, chronobiologiste, ancien Directeur de Recherche à
l'INSERM, prend position dans un texte de 8 pages, très accessible,
sur la semaine de 4 jours et les nouveaux programmes.
Horaires journaliers trop lourds, programmes qui augmentent le poids
des "matières" dites fondamentales, Hubert Montagner est très
pessimiste sur l'avenir des "enfants-élèves" de 2008/2009 et au-delà....

Accesible sur le site Philippe Meirieu :
http://www.meirieu.com/FORUM/forumsommaire.htm

Ensuite, descendez au 2 juillet 2008, cliquez sur l'article "Temps
scolaire : les décisions simplistes et irresponsables du ministre de
l'Education nationale, par Hubert Montagner.

Bonne lecture, et bonne cogit'

Marion Hoste

mardi 28 octobre 2008

article de maïté

La parole contre l'échec scolaire - La haute langue orale

Christian MONTELLE paru en 2005 aux éditions L'Harmattan

Auteur : Christian MONTELLE, professeur de français retraité ayant enseigné pendant 10 ans au Maroc puis en France.

Résumé : l'auteur démontre ici que l'enseignement d'une langue orale de qualité est essentiel pour l'égalisation des chances et la suppression de l'échec scolaire. Mais malheureusement, on ne l'enseigne pas suffisamment à l'école.

C'est un livre qui rejoint donc notre cours de français sur la langue orale ou le CM de français avec JP Simon.

L'idée principale de cet ouvrage peut s'exprimer ainsi :
Si vous ne reconnaissez ni ne comprenez un mot en l'entendant, vous ne le comprendrez pas en le lisant.
Cela implique qu'un élève qui ne possède pas, dans sa tête, une langue orale riche de lexique et de structures est incapable de lire autre chose que des textes très sommaires ; de plus, il ne comprend qu'une infime partie de ce que ses maîtres lui transmettent. Aussi, il sera inutile de lui apprendre à lire ou à écrire s'il ne maîtrise pas la langue parlée. Avant tout apprentissage, il est indispensable de bâtir un socle.
La langue est l'outil de la pensée. À langue pauvre, pensée pauvre.

Exemple :

- En écriture :

« La langue ne vit pas dans les livres, elle vit dans la parole. Si elle n'est pas dans notre cerveau ou dans notre cœur, nous ne pouvons pas accéder au monde de l'écrit. C'est le dialogue que nous entretenons avec les écrits qui leur donne vie et sens. »

- En grammaire :

« On ne peut pas réfléchir sur une langue que l'on ne possède pas. »

- En lecture :

« Pour chaque mot, chacun de nous possède une constellation sémantique qui définit sa culture sur tel ou tel sujet. (Exemple pour le mot « oiseau »). Plus ces constellations sémantiques sont vastes, plus la lecture du monde et des livres sera aisée, enrichissante et passionnante, plus les mots, les textes et la réalité auront de saveurs. A contrario, si les réserves de sens sont faibles, la lecture est laborieuse, ennuyeuse, voire impossible. C'est donc l'enrichissement de ses stocks qui permet la lecture et l'interprétation des textes proposés à l'école. »

Christian MONTELLE insiste sur l'importance de lire des histoires aux enfants en difficulté. Avant de vouloir les faire parler, il faut d'abord leur donner du rêve, de la poésie et de l'espoir ; nourrir leur esprit de beaux textes, de contes, de légendes, de poèmes ou de pièces de théâtre. »

A l'écoute de récits, les enfants alimentent leurs réservoirs sémantiques et aussi leurs connaissances du monde. Ils acquièrent en passant un vocabulaire et de nombreuses structures grammaticales et textuelles. D'où la nécessité de nourrir l'enfant par l'oreille dès le plus jeune âge.

Comme on l'a vu hier en CM de français, il ne faut surtout pas arrêter de lire des histoires aux enfants à partir du moment où ils savent lire. Bien au contraire…

D'autant plus qu'un bon élève de CP connaît en moyenne 2 fois plus de mots qu'un élève faible. Lorsqu'ils poursuivent leur parcours scolaire, l'écart augmente.

But de cet ouvrage : prendre conscience qu'il faille vraiment insister en classe sur un oral de qualité car c'est là que réside l'origine de beaucoup d'échecs.

Christian MONTELLE ne fait pas que dénoncer une certaine réalité, mais il donne aussi des pistes aux parents ou aux enseignants pour transmettre notre langue maternelle aux enfants, en utilisant :

- la poésie, le théâtre, les contes, les devinettes, pour leur approche linguistique mais aussi pour leur approche corporelle et gestuelle.

- en perfectionner sa voix, l'organe majeur de la communication, en faisant attention à la respiration, à l'articulation, au volume, à la vitesse et au débit ou aux sentiments pour lui donner plus d'expressivité.

« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde »

De Ludwig Wittgenstein (philosophe autrichien)

Ce qui tend à montrer que la meilleure façon d'aider un élève en difficulté scolaire consiste à améliorer son niveau linguistique oral et par là même lui permettre de construire son identité, de développer sa culture et ses capacités de penser.

Et aussi parce que nous existons aux yeux des autres par ce que nous disons. Si l'on n'a rien à dire, si l'on n'ose rien dire, on s'intègrera difficilement à un groupe, pire encore, on n'existera pas.

jeudi 23 octobre 2008

présentation d'article du 24/10

Pour ma présentation de demain j'ai choisi d'aborder le thème du développement durable.
C'est à la mode et tout le monde en parle mais beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce que c'est et en vue de l'enseigner plus tard à nos élèves il me paraît essentiel de définir quelques points.
Vous pourrez retrouver les questions que j'aborde dans le numéro 405 des "Cahiers pédagogiques", le dossier consacré à l'éducation au développement durable est complet et donne de bonnes pistes de réflexion pour un sujet peu abordé en pédagogie.
 
Justine


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lundi 20 octobre 2008

Etre professeur en Europe

Vous pouvez lire le dossier d'actualité "Etre prof en Europe" sur cafebabel
http://www.cafebabel.com/fre?gclid=CMvAqZSqtZYCFQoTuwodI2YqLQ

mercredi 8 octobre 2008

exposé PE.F du 10/10

Bonjour à tous!!

Un petit mot pour vous dire que vendredi, le sujet d'exposé du groupe F portera sur le rôle de l'école maternelle dans la réussite scolaire des élèves. C'est un article que j'ai trouvé par l'intermédiaire du "café pédagogique" (www.cafepedagogique.net ) et plus précisément à l'adresse http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/24/03/99/PDF/08003.pdf. Il s'agit d'une conférence pour l'A.G.E.E.M (l'association générale des enseignants des écoles et des classes maternelles publiques) de Bruno Suchaud, à Bourges, le 30 janvier 2008. Il met en avant le fait que l'école maternelle est la clé de la réussite au collège. Il tente d'argumenter à partir de preuve assez scientifique. Ce sujet m'a particulièrement plus dû fait des polémiques qui ont lieux autour de l'utilité de la maternelle. Vous pourrez voir à ce sujet une partie du discours du  ministre Darcos sur le site du café pédagogique (www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/08Rentree_elem_Darcos.aspx). Il évoque notamment ceci : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l'Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ». A ce sujet, j'ai aussi pu parcourir la revue du GRAPE n°71 (mars 2008) dans laquelle Michelle Pouyet montre toute l'importance de la sieste à l'école, et les réflexions qui sont à mener  à ce sujet pour donner au temps de sieste une véritable place dans le développement socioaffectif de l'enfant. Pour tout vous dire, je suis vraiment loin d'être en accord avec la suppression des classes maternelles, bien au contraire, mais pour animer le débat, et pouvoir se construire une réelle argumentation, je voudrais indiquer que les quelques enseignants avec qui j'ai pu parlé des classes maternelles (avant même le discours de Xavier Darcos) évoquaient le fait que les maîtresses buvaient longtemps le café dans l'après midi…l'atsem suffirait-elle ?... 

mardi 7 octobre 2008

Petit aperçu de la conférence de Philippe Meirieu à la Maison du Tourisme de Grenoble, le 26 Septembre 2008

 

L'association grenobloise "Go Citoyenneté" a organisé le 26 septembre dernier une conférence sur l'éducation intitulée "Quelles réformes pour quelle école ?"

Philippe Meirieu était invité à cette occasion ainsi que Paul Bron, adjoint chargé de l'éducation à Grenoble.

Après avoir présenté l'évolution du système scolaire à travers différentes réformes depuis 1945, Philippe Meirieu a fait le point sur le contexte actuel. Il a terminé son intervention en présentant quelques ouvertures positives pour s'adapter à ce nouveau contexte.

 

Depuis la réforme Berthoin (1959) qui a démocratisé l'accès à l'école en prolongeant l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans et en instaurant un premier tronc commun au collège, on a assisté à une "explosion scolaire". En effet, entre 1963 (réforme Fouchet*) et 1965 s'ouvre un collège par jour et, en 1968 tous les élèves de 16 ans sont scolarisés.

Mais s'il y a une intégration de tous les élèves, cela se fait sans modification des pratiques. On peut donc parler de démographisation (démocratisation quantitative) mais peut-on vraiment parler de démocratisation (démocratisation de la réussite) ?

D'après P. Meirieu, cette ouverture proclamée s'avère être, dans les faits, une fermeture avec une augmentation progressive de la sélection sociale. Mais P. Meirieu avance que la démocratisation de l'école n'est pas terminée et qu'il faut faire avancer les pratiques pour qu'elles soient démocratisantes.

Cependant, il constate que dans le contexte actuel, ce n'est pas si évident.

A quoi assistons-nous aujourd'hui ?

On assiste à une diminution de l'engagement de l'état qui se replie sur des tâches de contrôle et cherche à externaliser au maximum les fonctions de l'école, selon le principe de subsidiarité (n'assurer que l'indispensable).

Quelles alternatives peuvent alors être mises en place?

Une des propositions de P. Meireu est de renforcer le dialogue famille/école pour unifier les représentations des élèves sur l'école et, plus généralement renforcer les liens sociaux en exploitant les richesses offertes par les associations (comme l'AFEV**) et les tiers-lieux (groupe de paires qui s'ajoute à la famille et à l'école qui constitueraient les 1er et 2nd lieux).

Les Nouveaux programmes de 2008 mettant l'accent sur un accompagnement en dehors des heures scolaires, P. Meirieu a souligné l'importance d'un travail de clarification sur les différentes offres extra-scolaires (aide personnalisée, accompagnement éducatif, stage de soutient, aide aux devoirs, études dirigées, aide individualisée…) tout en rappelant qu'il vaut mieux prévenir l'échec scolaire que le combattre une fois qu'il est installé. Il a également mis en garde contre le risque d'une accélération élitiste dans le fonctionnement quotidien de la classe que pourraient entraîner ces structures de rattrapage (une sorte d'école à deux vitesses où le soutient scolaire irait de soi).

 

Pour finir, P. Meirieu a expliqué d'une part, le décalage entre une société de liberté absolue et le nouveau contexte scolaire (« liberté totale pour les marchants d'excitant, répression totale pour les excités ! »), d'autre part, le grand écart entre les attentes sur l'école et les réformes mises en place.

A l'ère du tout tout de suite, comment faire comprendre les dispositifs scolaires qui prennent en compte le temps nécessaire à la réflexion et à l'apprentissage ?

 

Anaïs Morize, Marie Meyer. 

 

*réforme Fouchet : institutionnalisation de la démocratisation scolaire.

** AFEV : Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (soutien scolaire bénévole)

 

NB : les vidéos de la conférence sur le site de « GO Citoyenneté »

samedi 4 octobre 2008

article

Bonjour,
J'ai choisi pour aujourd'hui deux articles d'un dossier extrait du Monde de l'éducation, Septembre 2008 (n°372). Le dossier s'intitule Lire, écrire, compter, s'exprimer: Recettes de profs pour faire réussir les élèves, page 32 à 57. Ils sont écrits par différents auteurs : Marc Dupuis, Luc Cécelle, Benoit Floc'h, Cécile Auguste, Christian Bonrepaux.

Ces textes concernent le primaire et le collège. Ils donnent des idées d'activités ludiques et applicables concrètement en classe dans les domaines de la lecture, l'écriture, l'expression orale et le dénombrement. Domaines qui, rappelons le sont fortement liés aux programmes et à la politique actuelle.

1) Ecrire, pour de rire, pour de vrai, un article de Benoît Floc'h, page 41-42.

Dans cet article, on nous explique qu'il est essentiel que les enfants écrivent des choses variées et surtout des choses utiles. Certains professeurs des écoles font donc appel à différentes situations d'écriture pour aborder la lettre, un travail de description, d'explication ou d'argumentation. C'est ces situations qui sont abordées dans l'article.

2) La méthode asiatique pour s'approprier les nombres, Cécile Auguste, page 46-47. Dans cet article, on fait entre autre, l'éloge de l'utilisation du manuel J'apprends les maths avec Picbille. L'enseignante qui l'utilise dans la classe nous explique que la boite à bille de Picbille permet à l'élève de connaître toutes les représentations et décompositions d'un nombre.
Je vous met une description plus détaillée sur le portail.
Bon week end à tous.
Isabelle Gandon.

mercredi 1 octobre 2008

article pour le 2/10

Bonjour!
 
Je suis Lisa et je viens vous parler de l'article que je vais vous présenter vendredi, histoire de savoir ce que vous allez entendre.
L'article que j'ai choisi porte sur l'orthographe à l'école, et plus particulièrement de l'utilisation d'un correcteur orthographique électronique (Word en l'occurrence) comme outil d'apprentissage pour l'orthographe (exemple donné pour une classe de Cycle 3). Je l'ai pris d'un des Cahiers Pédagogiques, dont le thème est l'orthographe.
Cet article intéressant car il explore les possibilités qu'offre le correcteur orthographique, car c'est un correcteur infatigable, modulable,... Cependant, les auteurs de l'article mettent en évidence que Word n'a pas que des avantages, et qu'il nécessite également une maîtrise de l'instrument informatique avant l'application en tant que outil. Pour finir, elles nous proposent quelques pistes pédagogiques
 
Voilà donc un petit résumé, j'approfondirais plus en détails vendredi.
 
Bonne soirée
 
Russier Lisa
 
 
 

mardi 16 septembre 2008

Dictionnaire de pédagogie

Pensez à consulter ce petit dictionnaire de pédagogie mis en ligne sur le site de Philippe Merieu.
http://www.meirieu.com/DICTIONNAIRE/dictionnaireliste.htm

Par exemple, le mot sens : "Sens, n. m., mot très souvent employé en pédagogie, en particulier dans l'expression "donner du sens aux savoirs". Cette expression est, d'ailleurs, devenue un lieu commun des pédagogues qui irrite particulièrement leurs adversaires. C'est pourquoi elle mérite d'être clarifiée et discutée." Lire la suite!

Emmanuelle Villiot Leclercq

Dossier sur littérature et culture humaniste

Le service de veille scientifique et technologique de l'INRP a publié un dossier très intéressant en février 2008 sur Littérature et culture humaniste. Sa lecture pourrait compléter l'étude des textes réalisée le 19/09 en classe.
http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/33_fevrier2008.htm