mardi 28 octobre 2008

article de maïté

La parole contre l'échec scolaire - La haute langue orale

Christian MONTELLE paru en 2005 aux éditions L'Harmattan

Auteur : Christian MONTELLE, professeur de français retraité ayant enseigné pendant 10 ans au Maroc puis en France.

Résumé : l'auteur démontre ici que l'enseignement d'une langue orale de qualité est essentiel pour l'égalisation des chances et la suppression de l'échec scolaire. Mais malheureusement, on ne l'enseigne pas suffisamment à l'école.

C'est un livre qui rejoint donc notre cours de français sur la langue orale ou le CM de français avec JP Simon.

L'idée principale de cet ouvrage peut s'exprimer ainsi :
Si vous ne reconnaissez ni ne comprenez un mot en l'entendant, vous ne le comprendrez pas en le lisant.
Cela implique qu'un élève qui ne possède pas, dans sa tête, une langue orale riche de lexique et de structures est incapable de lire autre chose que des textes très sommaires ; de plus, il ne comprend qu'une infime partie de ce que ses maîtres lui transmettent. Aussi, il sera inutile de lui apprendre à lire ou à écrire s'il ne maîtrise pas la langue parlée. Avant tout apprentissage, il est indispensable de bâtir un socle.
La langue est l'outil de la pensée. À langue pauvre, pensée pauvre.

Exemple :

- En écriture :

« La langue ne vit pas dans les livres, elle vit dans la parole. Si elle n'est pas dans notre cerveau ou dans notre cœur, nous ne pouvons pas accéder au monde de l'écrit. C'est le dialogue que nous entretenons avec les écrits qui leur donne vie et sens. »

- En grammaire :

« On ne peut pas réfléchir sur une langue que l'on ne possède pas. »

- En lecture :

« Pour chaque mot, chacun de nous possède une constellation sémantique qui définit sa culture sur tel ou tel sujet. (Exemple pour le mot « oiseau »). Plus ces constellations sémantiques sont vastes, plus la lecture du monde et des livres sera aisée, enrichissante et passionnante, plus les mots, les textes et la réalité auront de saveurs. A contrario, si les réserves de sens sont faibles, la lecture est laborieuse, ennuyeuse, voire impossible. C'est donc l'enrichissement de ses stocks qui permet la lecture et l'interprétation des textes proposés à l'école. »

Christian MONTELLE insiste sur l'importance de lire des histoires aux enfants en difficulté. Avant de vouloir les faire parler, il faut d'abord leur donner du rêve, de la poésie et de l'espoir ; nourrir leur esprit de beaux textes, de contes, de légendes, de poèmes ou de pièces de théâtre. »

A l'écoute de récits, les enfants alimentent leurs réservoirs sémantiques et aussi leurs connaissances du monde. Ils acquièrent en passant un vocabulaire et de nombreuses structures grammaticales et textuelles. D'où la nécessité de nourrir l'enfant par l'oreille dès le plus jeune âge.

Comme on l'a vu hier en CM de français, il ne faut surtout pas arrêter de lire des histoires aux enfants à partir du moment où ils savent lire. Bien au contraire…

D'autant plus qu'un bon élève de CP connaît en moyenne 2 fois plus de mots qu'un élève faible. Lorsqu'ils poursuivent leur parcours scolaire, l'écart augmente.

But de cet ouvrage : prendre conscience qu'il faille vraiment insister en classe sur un oral de qualité car c'est là que réside l'origine de beaucoup d'échecs.

Christian MONTELLE ne fait pas que dénoncer une certaine réalité, mais il donne aussi des pistes aux parents ou aux enseignants pour transmettre notre langue maternelle aux enfants, en utilisant :

- la poésie, le théâtre, les contes, les devinettes, pour leur approche linguistique mais aussi pour leur approche corporelle et gestuelle.

- en perfectionner sa voix, l'organe majeur de la communication, en faisant attention à la respiration, à l'articulation, au volume, à la vitesse et au débit ou aux sentiments pour lui donner plus d'expressivité.

« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde »

De Ludwig Wittgenstein (philosophe autrichien)

Ce qui tend à montrer que la meilleure façon d'aider un élève en difficulté scolaire consiste à améliorer son niveau linguistique oral et par là même lui permettre de construire son identité, de développer sa culture et ses capacités de penser.

Et aussi parce que nous existons aux yeux des autres par ce que nous disons. Si l'on n'a rien à dire, si l'on n'ose rien dire, on s'intègrera difficilement à un groupe, pire encore, on n'existera pas.

jeudi 23 octobre 2008

présentation d'article du 24/10

Pour ma présentation de demain j'ai choisi d'aborder le thème du développement durable.
C'est à la mode et tout le monde en parle mais beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce que c'est et en vue de l'enseigner plus tard à nos élèves il me paraît essentiel de définir quelques points.
Vous pourrez retrouver les questions que j'aborde dans le numéro 405 des "Cahiers pédagogiques", le dossier consacré à l'éducation au développement durable est complet et donne de bonnes pistes de réflexion pour un sujet peu abordé en pédagogie.
 
Justine


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lundi 20 octobre 2008

Etre professeur en Europe

Vous pouvez lire le dossier d'actualité "Etre prof en Europe" sur cafebabel
http://www.cafebabel.com/fre?gclid=CMvAqZSqtZYCFQoTuwodI2YqLQ

mercredi 8 octobre 2008

exposé PE.F du 10/10

Bonjour à tous!!

Un petit mot pour vous dire que vendredi, le sujet d'exposé du groupe F portera sur le rôle de l'école maternelle dans la réussite scolaire des élèves. C'est un article que j'ai trouvé par l'intermédiaire du "café pédagogique" (www.cafepedagogique.net ) et plus précisément à l'adresse http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/24/03/99/PDF/08003.pdf. Il s'agit d'une conférence pour l'A.G.E.E.M (l'association générale des enseignants des écoles et des classes maternelles publiques) de Bruno Suchaud, à Bourges, le 30 janvier 2008. Il met en avant le fait que l'école maternelle est la clé de la réussite au collège. Il tente d'argumenter à partir de preuve assez scientifique. Ce sujet m'a particulièrement plus dû fait des polémiques qui ont lieux autour de l'utilité de la maternelle. Vous pourrez voir à ce sujet une partie du discours du  ministre Darcos sur le site du café pédagogique (www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/08Rentree_elem_Darcos.aspx). Il évoque notamment ceci : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l'Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ». A ce sujet, j'ai aussi pu parcourir la revue du GRAPE n°71 (mars 2008) dans laquelle Michelle Pouyet montre toute l'importance de la sieste à l'école, et les réflexions qui sont à mener  à ce sujet pour donner au temps de sieste une véritable place dans le développement socioaffectif de l'enfant. Pour tout vous dire, je suis vraiment loin d'être en accord avec la suppression des classes maternelles, bien au contraire, mais pour animer le débat, et pouvoir se construire une réelle argumentation, je voudrais indiquer que les quelques enseignants avec qui j'ai pu parlé des classes maternelles (avant même le discours de Xavier Darcos) évoquaient le fait que les maîtresses buvaient longtemps le café dans l'après midi…l'atsem suffirait-elle ?... 

mardi 7 octobre 2008

Petit aperçu de la conférence de Philippe Meirieu à la Maison du Tourisme de Grenoble, le 26 Septembre 2008

 

L'association grenobloise "Go Citoyenneté" a organisé le 26 septembre dernier une conférence sur l'éducation intitulée "Quelles réformes pour quelle école ?"

Philippe Meirieu était invité à cette occasion ainsi que Paul Bron, adjoint chargé de l'éducation à Grenoble.

Après avoir présenté l'évolution du système scolaire à travers différentes réformes depuis 1945, Philippe Meirieu a fait le point sur le contexte actuel. Il a terminé son intervention en présentant quelques ouvertures positives pour s'adapter à ce nouveau contexte.

 

Depuis la réforme Berthoin (1959) qui a démocratisé l'accès à l'école en prolongeant l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans et en instaurant un premier tronc commun au collège, on a assisté à une "explosion scolaire". En effet, entre 1963 (réforme Fouchet*) et 1965 s'ouvre un collège par jour et, en 1968 tous les élèves de 16 ans sont scolarisés.

Mais s'il y a une intégration de tous les élèves, cela se fait sans modification des pratiques. On peut donc parler de démographisation (démocratisation quantitative) mais peut-on vraiment parler de démocratisation (démocratisation de la réussite) ?

D'après P. Meirieu, cette ouverture proclamée s'avère être, dans les faits, une fermeture avec une augmentation progressive de la sélection sociale. Mais P. Meirieu avance que la démocratisation de l'école n'est pas terminée et qu'il faut faire avancer les pratiques pour qu'elles soient démocratisantes.

Cependant, il constate que dans le contexte actuel, ce n'est pas si évident.

A quoi assistons-nous aujourd'hui ?

On assiste à une diminution de l'engagement de l'état qui se replie sur des tâches de contrôle et cherche à externaliser au maximum les fonctions de l'école, selon le principe de subsidiarité (n'assurer que l'indispensable).

Quelles alternatives peuvent alors être mises en place?

Une des propositions de P. Meireu est de renforcer le dialogue famille/école pour unifier les représentations des élèves sur l'école et, plus généralement renforcer les liens sociaux en exploitant les richesses offertes par les associations (comme l'AFEV**) et les tiers-lieux (groupe de paires qui s'ajoute à la famille et à l'école qui constitueraient les 1er et 2nd lieux).

Les Nouveaux programmes de 2008 mettant l'accent sur un accompagnement en dehors des heures scolaires, P. Meirieu a souligné l'importance d'un travail de clarification sur les différentes offres extra-scolaires (aide personnalisée, accompagnement éducatif, stage de soutient, aide aux devoirs, études dirigées, aide individualisée…) tout en rappelant qu'il vaut mieux prévenir l'échec scolaire que le combattre une fois qu'il est installé. Il a également mis en garde contre le risque d'une accélération élitiste dans le fonctionnement quotidien de la classe que pourraient entraîner ces structures de rattrapage (une sorte d'école à deux vitesses où le soutient scolaire irait de soi).

 

Pour finir, P. Meirieu a expliqué d'une part, le décalage entre une société de liberté absolue et le nouveau contexte scolaire (« liberté totale pour les marchants d'excitant, répression totale pour les excités ! »), d'autre part, le grand écart entre les attentes sur l'école et les réformes mises en place.

A l'ère du tout tout de suite, comment faire comprendre les dispositifs scolaires qui prennent en compte le temps nécessaire à la réflexion et à l'apprentissage ?

 

Anaïs Morize, Marie Meyer. 

 

*réforme Fouchet : institutionnalisation de la démocratisation scolaire.

** AFEV : Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (soutien scolaire bénévole)

 

NB : les vidéos de la conférence sur le site de « GO Citoyenneté »

samedi 4 octobre 2008

article

Bonjour,
J'ai choisi pour aujourd'hui deux articles d'un dossier extrait du Monde de l'éducation, Septembre 2008 (n°372). Le dossier s'intitule Lire, écrire, compter, s'exprimer: Recettes de profs pour faire réussir les élèves, page 32 à 57. Ils sont écrits par différents auteurs : Marc Dupuis, Luc Cécelle, Benoit Floc'h, Cécile Auguste, Christian Bonrepaux.

Ces textes concernent le primaire et le collège. Ils donnent des idées d'activités ludiques et applicables concrètement en classe dans les domaines de la lecture, l'écriture, l'expression orale et le dénombrement. Domaines qui, rappelons le sont fortement liés aux programmes et à la politique actuelle.

1) Ecrire, pour de rire, pour de vrai, un article de Benoît Floc'h, page 41-42.

Dans cet article, on nous explique qu'il est essentiel que les enfants écrivent des choses variées et surtout des choses utiles. Certains professeurs des écoles font donc appel à différentes situations d'écriture pour aborder la lettre, un travail de description, d'explication ou d'argumentation. C'est ces situations qui sont abordées dans l'article.

2) La méthode asiatique pour s'approprier les nombres, Cécile Auguste, page 46-47. Dans cet article, on fait entre autre, l'éloge de l'utilisation du manuel J'apprends les maths avec Picbille. L'enseignante qui l'utilise dans la classe nous explique que la boite à bille de Picbille permet à l'élève de connaître toutes les représentations et décompositions d'un nombre.
Je vous met une description plus détaillée sur le portail.
Bon week end à tous.
Isabelle Gandon.

mercredi 1 octobre 2008

article pour le 2/10

Bonjour!
 
Je suis Lisa et je viens vous parler de l'article que je vais vous présenter vendredi, histoire de savoir ce que vous allez entendre.
L'article que j'ai choisi porte sur l'orthographe à l'école, et plus particulièrement de l'utilisation d'un correcteur orthographique électronique (Word en l'occurrence) comme outil d'apprentissage pour l'orthographe (exemple donné pour une classe de Cycle 3). Je l'ai pris d'un des Cahiers Pédagogiques, dont le thème est l'orthographe.
Cet article intéressant car il explore les possibilités qu'offre le correcteur orthographique, car c'est un correcteur infatigable, modulable,... Cependant, les auteurs de l'article mettent en évidence que Word n'a pas que des avantages, et qu'il nécessite également une maîtrise de l'instrument informatique avant l'application en tant que outil. Pour finir, elles nous proposent quelques pistes pédagogiques
 
Voilà donc un petit résumé, j'approfondirais plus en détails vendredi.
 
Bonne soirée
 
Russier Lisa